30.10.2005

J'ai de la fuite dans les idées.

La vilaine gamine usée. Dans son cercle pas bien rond. Une ligne droite qui revient au point de départ.
Les rêves rouillés dans la caboche, se disputant les premières places. Du grabuge.
De sales carambolages.
Je suis celle qui vit de travers. C’est d’avoir de quoi être.
De projets inertes qui tourbillonent en angle dans le ciboulot.
Le sarcasme en bouche, le compliment comme au lance pierre, la chieuse, tracassière à ses heures lésées.
Une fougère désséchée. Attelage de déplaisirs. Cariole de mal être. La charrue d’révoltes vaines.

Je voudrais Ecrire.
Je me contente de faire semblant.
M’approprier le sale espoir. J’écris sans écrire. Je m’oublie dans une fuite qui n’est pas la leurre. Un abandon des instants. Je ne virevolte entre les lignes. Je ne fabule plus dans le grisâtre. Je fais semblant. Je me procure de quoi être sur des feuilles solitudes qui s’échouent dans les corbeilles vides.
Je me dis que si je voulais, je pourrais.


Mais tout se résoud dans l’équation à inconnus. Je m’égards dans le chiffre. J’en perds la boule. J’écrirais l’histoire des gens. Des gens que je ne sais pas voir. Des gens à qui je ne sais pas parler. Des gens que j’entr’écoute à travers le brouillard. J’ai de la brume jusqu’aux idées.J’observe le vil certain de l’individu. Je trame la force sous des carapaces de malaises. La peau dur. Le blindage en défense.
La foulée, je m’enferme dans les sous-titres. Je me fourvoie à ne pas vouloir comprendre.Si je pourrais, je voudrais. Si je voulais, je pourrais.
On se perd dans des énigmes à suites.
Je suis la petite fille obstinée que je n’ai pas sue être au passé. Je rattrape le temps gagné sur les caprices de l’enfance. Les féroces envies d’infimes riens.

Je suis l’infirme par choix. La sourde, se noyant dans une solitude des silences. Celle qui ne tient pas les mots lorsqu’ils sortent de leurs bouches béantes.
La trame, celle qui ne sait suivre les intrigues. On éclipse la berne tout au travers des marges. Elle prend de la place, l’aérienne échouée dans un corps trop lourd. Le meuble en encombre.

Elle ne vivait pas du charnelle, elle tremblait des maux et crevait à leurs chevets.

C’était la grande audace que d’entrelasser des phrases à perpétuité.
L’aubaine. Notre dégingandée. La fille pas bien droite dans la banalité. La quête d’un essentiel.

Le sacrifice du sens, l’accompagnement en prime !

Idée à développer. Faute d’encre, je m’ancre dans un soupir. C’est le souffle qui manque. C’est le reste qui nous bouffe. L’éternelle affamée. La boulimique de eux, remplissant ses ventres de déshonneur. Que je sais. Il y a des choses à dire. Je n’ai pas le temps. Je n’ai plus le tant. Je suis lasse dans le désir.
Expressions fantaisistes.

24.09.2005

Décomptoire dans le désemplissement.

J’ai enlacé des vides, rempli des échancrures, mis tous mes mots en fuite à force de parades.La gourde aurait triché de sa condition de cruche.
Mangé tous mes silences dans l’enfilade des journées à noyer, en barbelés contre nos cancanages sans t’rêve.
Avoir sauvé l’hospice sur la perte à langoure de mes fournaises dérisoires..
Tête-bêche, en encastre fuyante de nos mondes insalubres, gravé sur la muraille leurs regards aveugles zébrés de griffures plumitives.
En savourant l’attente, de l’abandon à l’outrance, ne pas avoir poussé le râle de la mourante.Dans les lits des enfants insages, s’être larmoyée le coeur en disgrâce de ricanements encaisse. D’euphories feintes, de joie politesse et de violences sa graisse.
Sur les visages des figures ivrognes, avoir creusé enclume, tracé mes incipit, traînassé sa carcasse, sombré dans l’oubli poussiéreux des fonds de tiroirs et craché ma mémoire en armement mouchoirs.
Reniflons mes pétreuses façons d’être.
J’ai chantonné le malaise sans s’avoir l’vrai ment. Et dans les chambres froides où nos crachats se perdent en glaçons d’infamnies, j’ai vieilli tout mon corps et son enchevêtrement.J’ai aimé des garçons sans brillance et des gamines brouillonnes, lassé les souliers de mes va nus pieds, murmuré dans parenthèse remontrance aux filles de la récré.
Avoir fumé l’avoir, approprié l’inconnu de sauvagerie. Lire le stylo en bouche question d’en prisoner les mots sur mes quadrillages lignés d’insomnies, horizons violets en guise de barreaux. Que rien n’s’échappe, ne se disperse, manque d’éparpille contre nos poumons bourreaux.
Mâchouiller l’innombrable de leurs souhaits carapacés de tendresse. Conserve d’indicible insondable.
Butin inassouvi de déplaisirs caniveau. J’ai prévu mon décès, secondé mes instants, planifié mes années.
Négligé la vermine du grisâtre des journaux. Empiffré paroles grasses, digéré calomnies d’abrutis, j’ai gavé toutes mes oies et chialé mon présent.
J’ai trinqué au passé, ivrogné à l’enfance. Prolongé le grand jeu, gérbé mes insomnies, décanté les allers sans retour, prêter des suites à l’étalage, préfacé mes terminaisons, décliné mes désirs sur les feux du sérieux. Artifices en bûché.
J’ai vécu au futur, le regard sur l’avant, un maintenant sans encombre embarrassé d’angoisse, de craintes échantillons, de larmes informulées.
J’ai écrit contre mes têtes tout le vrai.
Au papier mensonger, j’ai prêté l’étalage de mon incohérence, mes boulons mal accordés.Sur clavier, j’ai fait le conte de mes absences.
Illettrée du manque.
J’ai entassé l’erreur dans un coin de corbeille. J’ai rangé ma caboche à l’ordre alphabétique, orchestrés mes vaseuses démences à coups de grammaires mâles placées, casé ma folie fistolée.
J’ai hurlé ma fatigue. J’ai dit n’importe quoi. J’ai fixé l’indécence.

18.09.2005

 

Elle saigne des ongles, dans la lumière radieuse, j’ai cru en n’importe quoi du temps où nos maux s’enlaçaient dans la gloire. À l’entassement de lassitudes.
Vide.
Me revoilà, pétrie d’admiration, à mes débuts, face à leurs fadaises en fuites.
Vide.
Fausse prétentieuse ivre de ses vergognes, noyade dans laquelle elle empêtre ses pancartes d’indignations feintes, ses compliments échos qui lui tombent des lèvres comme de l’arrachage d’injures.
Vide.
Aligner sous barreaux ses regards langoureux d’aveugle hameçonnée.
Vide.
Ajuster ses bourreaux et la suite de la blancheur dégoulinante contre son crâne.
Vide.
À faire semblant.
Vide.
Semblant d’être.
Vide.
Ses rêves tempêtent. Le cauchemar affleure.
Vide.
Vivant pour la forme. Hypothèses hypocrites de ce qui auraient pu être.
Vide.
Crachant sur l’inconnu. Invalide du sauvage. Inerte de barbaries.
Vide.


Je suis le bâton dans les roues, celui qui se brise toujours, même si on ne l'eu pas cru, disait-elle.
Mais, à force, on l'sait.

16.09.2005

 

Je m'encre de solitude.
La noire, celle du coeur. Se berçe d'illusion sous le macadam humide, se trompe de rêvasse entre le caniveau et ma plaque d'égout.
Le goudron, la tuile, nous étouffe de ses engoncements, se noyer dans le flou sans fond des reflets moutonneux. À l'ajustage de nos lorgnons, une tête de tête, la malaise nous triche aux vilains jeux de chance...
La parole s'engraisse au grés des mots sans grâce.
Les insultes fusent à vos mitrailles sans t'rêves.
Les filles sans joie aux envergures éraillées.
Puis les embrassades baveuses dans les couloirs grisâtres. Les enlaçades bidons accrochées d'amochages au coeur à corps.
Les yeux noirceurs.
Les visages sans figure.
La crasse dans les godasses, les mains grafouillées à tempête du plume, les sourires arides d'absence.
Vivre vite. Tout grouille. Le moment presse. Ne pas avoir le temps. Le tuer, s'agenouiller auprès de sa lente agonie, sous une pendulation horloge à l'oscille du coin des voix, creuser ses méninges, tombeau aux plaisirs incorrects.
Broussailles incultes, guerre lasse à la convention bancale, utopies en cadre, vilaines crédulations.
Incohérence.
Et se morfondre dans le languir
Maldêtre. Bellâtre.
Discussion infinie avec le soi-même de sa fuite. La débauche en d'aventure sans devanture, une enseigne rouillure, une entête de muraille, parure de débandade.
Et là voilà, notre mijaurée, s'ancrant dans le doux abandon de sess tanières de dégouts lasses. De sauvageries encartonnées. La machine à souhaits s'enrage sous le questionement qui ne désarçonne.

14.09.2005

 

Et aligner des lettres au plaisir des rencontres ou des entrelassades…
Peuplade de mon ennui en bataillons de mots. À l’enfilade, embrochés dans le borné vilain pétrin.
La brocante de nos désamours.
Je rapplique. Je (dés)applique mon histoire en sourdine.
À la pancarte d’indignation, on m’enseigne la liberté prétexte des édifices de consommation.
Ballade touristique à travers les rayonnages du géant métallique, découverte de mannequins d’plastoc’. La promenade aux aboies, nos cantonades d’indifférences, la débandade des moutons en photo souvenir. Je placarde notre annonce de regards en coin on me fusille.
La besogne se trémousse sous nos airs goguenards, lèvre narquoise, l’œil retroussé.
Grasses plaisanteries de caserne autour de damoiselle Sauvagerie. À vomir fantaisie au placard. Mais que dames !

Des légions de mouches bourdonnantes, à nous filer des mots de ventre. L’évidence tracasse les sangs papier de leurs ordures entraves. La parure réside dans la misère des murs, l’usure des sièges, la laideur des étoffes.

Dorénavant, à crayonner contre la muraille adossée de nos piètres échancrures, nos hurlements révoltes s’inondent d’ensanglanté, les brigands à la dérobe de nos butins dévalisés.

Le temps sans crier garde, son visage de carton dégringole dans les chœurs, ça ne carambole en escampette que sur les toits du monde. Et les sourires valseurs font silence à l’envie, l’absence en insolence du manque criard aux couleurs fanées.


05.09.2005

Entre être ou ne pas être.

La marchandeuse de bonnes aventures, du tas d’merdes au poker, les cartes en éventail étendues dans l’avenir, le lendemain sans veille d’où s’éclaire l’imagine, vendeuse de carpettes à ses heures perdues, ne sait plus trop où se poser contre les longs pelotons d’fils électriques, on se rebelote entre les regards d’dédains des chefs d’oeuvre boutonneux, aux miroirs noyades dans les lucarnes d’imperception… Goguenards, les garçons sans visage, les quadrillages tanguants, les balustrades sans suite, non de moqueries aux crachats, nous sommes ivres, chalutier de l’oubli nous vague sur sa tempête euphorie du semblant. Les embobineurs étallent leurs vilaines bobines entre les mains de l'amochure, les embuscades tenues par les mauvais de service se font plus pressantes aux archives.
L’aventure nous questionne, la proie, le prédateur à bouffer tout ce qui passe entre ses griffes d’dorures. Que dalle, on se querelle sur plateaux les âmes finissantes de nos burlesques enchevêtrés…
À ligoter, au nom du savoir-vivre de la jungle écolière, les sans ignares des coins d’errance où l’exploration se fait obscure… Egarée.
Cigarettes, entraves des poignets troués, emboucanent les creux d’goudrons en’ vide de trop, cendriers d’horreurs entassées, questions gravures sur tous les murs, crûment exposées leurs bestiales échancrures. L’huileux d’une parole glissée entre les vannes de la tendre entrebâille d’un sourire hameçon-amorceur, fumée s’épaisse contre les figures piétreuses avides de se montrer, noirceur se cruche dans l’auréole d’un endroit d’malfanés
La norme fait des siennes autour de l’indipensable, de nos emplettes inertes, la honte a rendu l’âme, les amours se dévissent au gré feuilletons de romances, la dentelle pisseuse de l’amateur de service, l’enfance nous quitte et ses agrafes nous écorchent de pleines faces. On trombone révolution bancale à en perdre le sens, du rêve comme de la défonce…
L’acre en bouche, gagnant le corps, ruminant le désir, se prêtant à leurs doigts racoleurs de moments, rouillant ses dentitions mastoc’ contre la mâchoire en grève….
Les étagères, sans cesse, rappellent à l’ordre les grilles cajolées d’une liberté d’ailleurs, d'où nos pieds amputés estropiés ne savent pas danser. .
Autodérision oblige. Le chemin nous fait signe. À l’écho, un doigts d’honneur, pour le plaisir du portillon, manège à illusions grinçantes où tourbillonne notre insensé besoin d’envole. .
L’échiquier a mal tourné pour les noirs comme pour les blancs. L’unique pion, ultime survivant batailleur, vaillant à la vacille, ne sait plus où donner de la tête, de fait elle lui tombe des épaules, dodelinante ensanglantée, entre le chevalier traceur de croix gammées contre la tour insolente indignée, le fou séquestrant la reine et la violant à loisir dans son interminable diagonale, les deux rois sans défenses, compatriotes de l’ennemi, alignant les risettes du trouble, mauvais régime à privation, les voilà, nos fripons gredins couronnés sur leurs trônes casse-gueule, n’osant plus se bouffer au réciproque… La crainte du kilo en trop, c’est qu’ils pèsent jusqu’à leurs mots. Le chèque et Mat ou le tralala. .
C’est du gâteau, pas au petit-beurre, la prise, ici, c’est à la tronche décérébrée. De nos beautés, édifices magistrales qui se creusent les méninges grisées de sale caboche, le fagotage sur les bancs défringués, mais qu’importe. Le multicolore fût perdu dans la foule grisaille criarde de nos fades jeunots.
On ne crache pas dans le caniveau, on se garde la bave salivée à la langoure pour les souliers crottés des vieillardes à l’allure massacrante. .
J’t’épargne mon blabla à l’antique, mon pote ! Manque d’authentique. Je rime, elle t’rime. On fait silence dans les couloirs d’où se meurt notre reste, à force de simagrés, on artifice la carapace de l’apparence, les fantaisistes d’idéaux trop croupis se sont tirés la balle dans une tête depuis belles lurettes.
Les lustres vont de mises quand l’honneur va de perte dans les vitrines à réclames d’indiffére. Fierté se tortille en traître ou ne pas être. La question se dispose à loisir, les époques ne sont selon que dans les bas quartiers.

02.09.2005

Tadam ?

Soyons fous.

30.08.2005

Le 27.

Moi, je suis née Samedi dernier à 5 heure 15.
Sortie à huit mois et par les pieds (les orteils en avant.). Déjà, je me présentais mal.
Remplie d'oublis.

24.08.2005

La pute.

Il faut hurler enfance, il faut cracher bavures, s’user les ventres aux vitres du monde. Nos révolutions à trois francs six sous dans les soirées jeunesse où la vie va bon vent.

Tu peux y aller, ma belle, me vomir tes horreurs entre les omoplates, j’suis vide de vos trop grandes histoires, en baraquée à la une à la deux. Me regarder droit devant, sans ciller sciures, me baver ton haleine fatiguée, face contre face. Te pencher dans mon cou avec tes mots salis. Tu les vaux, tes armoires d’ivresse.
Quand tu te mouches dans les jupons des dames marquise en manquant toutes tes gammes, en chantonnant à tureUtête la fresque de nos restes, ta clope en boucle sur les lèvres malaisées mal-baisées, ta merde dans les deux mains, tes rires trop bruyants, ta dégaine dépolie, embuée d'inutile et de plaisirs indurables. Que tu criarde sur le visage les maquillures, les couleurs gigantesques, clown triste, insulte à la une, on te crachouille contre les petons la pelotte de morve salive des gens de bon quartier. À t’observer, toi, elle, mascarade morte vivante.
Tout ce semblant te fait grandement tort.
Tu peux me bouffer tes illusions du regard, tant qu’y en a. Me gaver jusqu’aux os, m’empiffrer les oreilles, le visage, les esquintes… Entre le ventre et la gorge pas un nœud à la gouaille, la mauvaise marmaille.
J’te prêterais bien mes escarpins dorés en troque à tes godasses boueuses, pour faire un bout de chemin, main dans la main et pieds sur terre. Nos ancres en guise de soulier. Moi, tu vois, j’suis bien en dessOus de la mêlée, alors de fait, je me fais piétiner. Ce n’est pas faute, mine de rien, d’avoir tenté de m’extirper de mon placard mythés.
J’me pousse, va, te faire un peu de place dans l’orbite aux alentours de ma cervelle tourmentée. Ton chapeau disloqué au rebord cramoisi nous va comme un gant. Mon grand jeu forteresse sur le passé-présent, à la corbeille de nos enfances. En bravades, tu nous distribues piètrement tes dix petits doigts racoleurs, caresse à la langue de papier mâché.
Le Perdu d’importance de nos tendres bagatelles de gamines effrontées.
Vas-y, goinfree moi dans l’amour, mes rêves crachotés à la baise armure, je ne crois plus en rien, tu sais…
Ce n’est pas en sanglot que l’on te paye, ni en éclats de joie. Quoique.
Tu tends la main à tes bourreaux de dépose, le regard sombre de hurlements insoumise entre les plaques d’égouts. Ça t’indiffère. Étrangère à ta peau, vendue mille et une fois à leurs violences de droit.
Tu t’assois pour souffler entre deux passe par là, puis tu t’enfonces ta merde, ton rêve en barre qui t’envole vers l’ailleurs. Ça leur en bouche un coin aux passants propres sur eux. Cette fille de rien, marchande de bonheur-onze-minutes sans partage, à la brocante du coeur, au creux de son tapin, t’as pas la lèpre, mais c’est tout comme.
Et quand t’embrasse, c’est de dégoût, tu comptes tes sous, affalée, étalée sur ton morceau de trottoir. L’étayée. On ne t'embrase.
La vieillesse, fille de joie, te rattrape en vitesse, quand d’un regard d’dédain on refuse d’te sauter, t’écarte en vain les gambettes cambrures, le désir en moins. Horizons violets s’espacent sous tes deux yeux, billes noturnes sans scintille.
Toi, et bien, tu n’aimes rien.
Et peut-être soustraite, c’est du toc, du faux vrai, du beau en pacotille, du plastoc’ dorure. De tes galoches... Moi, je crache du carton sur toute ta misère. Mais, aller, va, à chacune ses déchéances. Ton destin, j’en veux bien…

 

J’écorche mes mots.
Je bouffe mes phrases.
Je baffre le tout.
Grossier et sans vergogne, la verve me talonne.

Je larmoie sur le papier et son ébauche, des livres aux pages insensées, mon écran et tous ses démons défenestrés, les photos douloureuses de joyeux inconnus, une chansson éraillée de parole, une rengaine malencontreuse, la noirceur de l’oreiller, une romance télévisée.
Mais, dans une église froidure, monument d’imbécilités face à leurs ribambelles de foutaises sur pattes, leurs sourires navrés et leurs airs contraints. Lorsque son corps en folie dans la boîte de carton tombera dans le trou d'égouffre, les larmes déferleront, ils iront tous du compliment sur sa personne, ses somptueuses euphories, ses silences indicibles, ses sarcasmes gouailleurs, ses mystère dans l’exhibition, ses hurlements contre fumée, les regards mouillures, les sanglots s’entreprendront.
Ses yeux bouffés par les vers. Les bestioles nocturnes et souterraines viendront tenir compagnie à ses doigts de pieds, orteils aux ongles rouges.
Moi, bonne femme pas aimable, à la gêne trop publique, à la figure rangée et aux histoires bien fades, moi, là, je partirais ivre morte dans un fou rire sans ébat.
Je n’y suis pas allée, restée dans le pays des plaines verdoyantes à manger des pommes d’amour en songeant à l’absence prolongée de mon amoureuse de la grille de récré.

La suite est ancrée. Mon esprit boudiné, ta grande délinquance, tu dois puer sous la terre, ma belle. L’aigre de ton vagabondage nous remonte en pleine tronche.

22.08.2005

Pas d'inquiétude. Vous serez lasse bien avant moi.


La blafarde.
Clopin-clopant, les pas traînants, la démarche facile, les yeux jongleurs… Prostrée d’ennui dans le brouhaha, à ressasser ce sale monde bouffeur de tronches cramoisies, à suaver les mauvaises tempes, la mine de papier mâché collée à la face, ritournelle sans dépareille trottant sur le clavier chaviré. Vidasse de phrases trop entendues, marre du beau, enquête du vrai au péril de l’envie, cherchures du mal, le vrai, l’extraire, le hisser, l’extirper loin de la chambre blanche, du carrelage extase…
Les larmes au bord du trou, le tas de cintres, la cracheuse d’espoirs au balancement chaloupé, aux pages usures, aux restes épaves, c’est moi. Dodelinant les mains autour de ces bouts de papier à brûler, mâchouillant le maladif souhait crevard, le ramoneur malchanceux crayonné sans renfort vient de commencer son dur labeur, pelletage de désirs au rendez-vous conjugaison.
Si la vie n’se traverse pas comme un magazine de papier glacé, tombeau ouvert, le polaroïd en main, le stylo dans l’autre, le monde en bouche, les voyages aux godasses.
Au cochage.
Je me tourne en dérision, moi et mes veines embrasures de gamine à gros mots malmenés. Les pédales escarpées de chevrons, alpiniste à carbone au pays du gazon verdoyant, à s’allonger de même le ventre contre l’herbe humide d’acrobate rosée, les déplaisirs nous tiennent en doigts, sans oser s’en trembler. On se bouffe les gencives aux creux de nos ronges durs. Les sens.
Enfermée dans les vitrines de nos envies, édifices d’enfantillages, l’encombrante frêle en foulard se mange dans les regards ses restes d’impostures. Sans trop d’espérance.
Confidences brouillonnent sur les visages quadrillés.
La minuscule tendresse boutonne sa veste de laine préfabriquée, lance un au revoir à la cantonade, se retourne sur l’avant en clapotant ses langues, se lance dans la tempête, sans rispote, perdue dans un dédalle de tunnels.
Sauvagerie.
Tu rages de mauvais sangs, à rogner le trop rapide au coin des disjointures, torches humaines fouillant l’obscurité, révélant les petits soldats de plombs terrorisés, les clouant au sol au nom d’éternité.
Nos enfances en brochures, empatrée, embourbée, je vous facture la chance en deux mouvements trois temps.
Brouillons les certitudes à coups de révolutions. Mais en lambeaux et pour vieillards ensanglantés.
Je débrouille les craintes, j’embrouille le sérieux, blâme les avances, conservatoire de tes humeurs, à la une, à la deux, sotte montons, comme pas trois. La mauvaise passe, la crassure manche.
L’absence funèbre n’affole point mes pensées, je suis toute froide d’enflammades et je n’ai pas larmoyé, la mort me tient droite dans ses gondes dévergondées. Je sacrifice au bûché de mes illusions ta part de terrorisée. J’effleure de nos faiblesses, murs bétonnés d’interflexions. Les capsules incorrigibles de la colère, t’avises les catapultes étoilées de nous passion aux trouilles, on se les vide, nos frousses insensées… J’affleure.

19.08.2005

Mon drame à moi.

'Y a trop de clodos bourrés dans Paris.
Et mon porte-monnaie n'est pas assez grand pour les y mettre tous dedans.
On se regarde dans le blanc des yeux, c'est toujours moi qui dit merci.

18.08.2005

 

Tu blases tous les placards avec ta sale figure piétreuse d'dégobilleuse d'immonde.
T'es faite toute entière de manques déshérités et tes désirs d'étouffe s'enflamment sous les fenêtres de leurs mièvreries.Tu n'changes pas, tu scandes tes grandes phrases qui sonnent
belles, font grimacer les envieux et sourire les sans-croche.
Ta sacoche remplie de trous, tes emplissures bancales, ton cynisme d'naïveté et tes barbares envies.
Tu fais craquer tes maux d'en bas le toboggan d'l'enfance, tes bagages se dévident sur le bas des trottoires. Tu bouffonnes ton sérieux en hurlant dans les gouttières tes
petites crédulations de famine malunée. De subjuguée, tu malmènes les bouts d'doigts.
D'hameçons, criarde, tête-bêche...
T'as les yeux secs d'avoir trop macher et ton ventre se fait boule de suie pour ramoneur malchanceux. Tu te défonces aux rêves, tu confonds au réelle.
 
Tu badines l'important, les gens t'disent que tu n'parles pour rien dire, sans doute pour remplir ton trop grand blanc qui se fait pesant dans les logis.Ils ne comprennent rien à tes longs monologues entretenues à grand renfort de spectateurs. Tu fais semblant de toi non plus n'y rien remplire à ces autres, à force de phrases à ralonges.
Tu peux t'écorcher contre le clavier, à croire que quelqu'un viendra rammaser les morceaux, mais vas-y chiale, à croire qu'y'a quelqu'un dérrière l'écran. Bousille-toi face à ta machine. Aprés tout, que dalle.


17.08.2005

Faudrait l'chanter.

Est-ce moi encore dont je trace le portrait ?
T'as donné ta langue au chat. T'voilà bien avancé, tes merveilles rouillés, toi, la vidée, t'as trop prêté au papier. Et lui en a profiter au dérobage de ta pitance. Offrandes de ton tout.
Tu triche avec trop de précieux pour ta lourde démarche, ton esprit maladresse ne se fait peu acrobate. Ta carcasse à la traine vaut bien ton ombre, ma belle !
Va donc chialer dans les jupons des grandes marquises, t'es ivre de soucis du haut de ton eben, et l'arrachage de blancheur n'y faira pas grand mort. J'te crache dessus et ça crachouille de l'en dedans, ça postillone tes boyeaux, t'en gobes pas un mot. A même le sol, à bouffer ta poussière, à tousser l'reste de tes tripes, à déhancher ta bosse. Ma pauvre, tes méchancetés et tes sales coups sans audace, visage non découvert et sourires baveux.
Ta haine, va t'la flanquer à ta cervelle et ton mépris du reste peut bien flamber en eden.
T'as écorchés les paupières d'ton beau regard contre les barbelés d'incohérence d'une bande de filles de joie déguingandées. Ma décrépie, la trouille aux souliers, tu coures pas plus vites qu'tes démons, 'y t'rattraperons, toi et ton mutisme d'exhibition.
Va donc te donner en entier sur des feuilles quadrillées, être celle de l'un peu de plus à nos fabulatrices, tu léches les restes en fouillant les ordures, ça tu ne veux pas le croire. Mais ça te plait tellement de n'être pas trés belle, de ne plaire à personne, laisser passer les hommes et leurs maigres ambitions, le dos pentu, regard fixe de godasses. Tu fais semblant et à force tu deviens, ta fuite, c'est celle des autres. Tes escapades ne valent pas un clou. Quand tu dis qu'tu t'en fous, c'est p't'être bien trop vrai pour être faux. Il n'empêche. Tu ne vis pas vraiment, mais tout vaut bien ton change, tu n'connais pas grand-chose. Tu sanglotes pour de rien dans les coins du manège, tu veux bien espérer tes croyances en là-bas, si ce n'est pas ici. Tu ne finasses plus rien. T'as bien raison sur ce coup là.
Clopin-clopant, tu marches sans savoir. Et tes cris dans la nuit de gamine innocente, de sauvagerie, saloperie, tu clames barbaries en soignant tes mimiques. T'as la parole vite sur ta révolution contre les bruits du temps, tes faits dialoguent moins, se taisent faute de belles figures. Imposture, t'écris sur les murs ce que les autres font. Tu fairais bien d'te casser au pays des étoiles, si le besoin t'en prend. Tu chuchotes aux paroies tes bonheurs inestimables, mais tu mens, tu mens comme tu réspires de ta vie aventures. Tu mens comme tu t'expires.
C'est de panache inventée dont tu manques seulement. Honorable politesse que tes pensées censures.
Lavasse. Tout les -asse te vont bien et te gantent à loisir.
Prostrée dans ton coin d'insolitude à vénérer les façades d'un monde d'où tout s'échappe. Collectionneuse de spectacles, mais les poches trouées d'où tes ombres pliées se déballent sans succés.
Va donc te faire haïre par les autres du coin, d'haïssures tu vaux bien ce que tu illusionnes. Faudrait te pendre du haut de tes espoirs, bruler tes ventres en poignardant tes murs, regarder bien en face la faim qui te tracasse la traiter de salope, de putain, de connasse, mais d'adulations à le trop, tu alètes ton image et tu regarder sans voir dans les miroires, tes enflures qui te pendent et font tourner les têtes sur la pesée fatale.
 
J'crois qu'c'est plus fort que toi. De faiblesses. Mais, ta gueule !
Potasse ton trouble à la terminaison des tours de plaisir.
Qui fut tout et qui ne fut rien.
Le planger malchanceux se retrouva par une journée pluvieuse en guise de plafond de nos douleurs imbibées.

25.07.2005

Clic-clac

Je déménage.
À la une, et à la deux.
Bien à vous.
*

23.07.2005

On est plus belle en noir et blanc, dit elle.

Je suis une jeune fille rangée, la jupe à fleur, le sourire politesse placardée d’une joue à l’autre, le mutisme en gentillesse, là pour tous les tarés, sur les routes de chez-nous, je suis.
Et je ne m’étale dans mes cahiers que d’instants minutés, sur papier, sur clavier, c’est mon reste qui s’en échappe. Je n’avoue, dans les nuages. Six pieds sous terres, le reste au ciel, les lèvres remplies de la confiture de l’enfance.
Je suis d’retard sur mes rendez-vous, mais je me pose contre l’absence de temps, et mademoiselle bon’heure, aux abonnées absentes. De réponses à l’allusion.
Quand, je me postillonne en fous rires assassins, c’est une main sur la bouche que s’écoute la timide, mes marioles ! Si ce n’est pas mon vide de ventre. Boucan d’enfer.
On ne s’encroûte sur les bancs de caresses, on ne se laisse pas aller à poser sa tête contre les épaules entrouvertes d’une bande de marmots.
Si j’me batifole dans les jardins humides des quelques-uns sérieux, c’est pour hurler silence, de mes 6 voix et la plus rauque, celle des histoires trop compliquées, ne se fait pas entendre.
Je me balance, d’une jambe sur l’autre, les bras ballants, le regard perdu derrière le un d’avantage un.
Oui, si je viole ma jeunesse dans les bras entrelacés encrassés du baveux de service, si je triche mes années aux côtés d’une bande de demeurés. C’n’est pas, faute de.
Mes doigts ne se clapotent plus auprès des va nus pieds… Je marche droit dans les soirées tendresses, la fumée ne s’éparpille dans les regards en langoure, la tête lui tourbillonne en toupie d’idéaux.
Poupée de porcelaine, à ne pas briser de fragilité, en intact. Mes honneurs !
Poupée de cire, à ne pas fondre, à ne pas s’effondre. Je me croule dans tous les sens, je me tords les ventres, le regard cireux, le reste vitreux. Je suis fidèle à la souffrance. Besoin précoce de se remplir, non assouvi. Je me fais pressante, objets pesants de toutes nos vies.
Étoile glacieuse en lointaine, je n’ai ni la grâce en bagage, on m’a bafouillé d’éperdues, enrôlée. De grinçant mépris ou d’affreuses réparties. Si je te vanne, tu es des notres.
J’ai négligé d’être. Des perles dans les cheveux et du regard moqueur. J’ai négligé d’être.
Et si je brûle dans le noir, le de travers, c’est pour mieux me le taire au matin. Une métaphore bancale. Enroulée dans du papier alu ou dans un de mes bocaux, à cochonneries. Saloperie, je prononce et j’épelle à raison ou à perte. Bordel, mes jurons !
De silence en hurlement, de gueulantes coincées au fin fond du ventre, là où même les langues ne se tendent jusqu’à, celle qui longe le décor, se partage d’une à une, en s’égrenant de tristesse, les tapisseries râpeuses.
Je n’émettrais folie que de sagesse, on ne me traite pas, d’illusion euphorique. De nos somptueuses en parures, il ne me reste du banale que quelques grands sourires. À force de chantonner l’exclamation retenue. De réserve, rabatteuse de rêves. Tueuse à la ligne.
Mettons donc un visage sur la farandole de bonshommes jaunes défigurés en conséquence. Ensanglantons l’infime imaginaire. Notre réalité, vaut bien le change. Je me la troque, en désireuses envies, mais de nos phrases à première vue, ce n’est rien, rien de rien.
La flaque de mots, je ne me cherche dans les miroirs des secondes de plastoc, de vidange, je ne suis pas une marchande de calcul. J’épingle mon d’enfances à grandir, je retourne en courant dans mon passé d’histoires, à recul vent, à retard de mes cinq sens, du bitume, je cautionne l’avenir. Sans rendre les larmes, mes marioles ! Je ne suis pas une des leurs, ou plutôt une des leurres qui nous bouffent nos moitiés.
Je suis une jeune fille rangée.
Le démaquillant bon marché aura ma peau !

21.07.2005

Le rôle de la mauvaise, je le joue à la p.e.r.f.e.c.t.i.o.n

Je m’engouffre sur ton chemin accidenté. Je m’engouffre contre tes rêves et pensées, nos instants sans suite où tu me raccrochais au nez. Dans le précipice au pluriel où les maux ne creusent plus leurs trames comme une bordure à nos phrases.
Je m’engouffre dans ton ennui comme on se va à l’abattoir, les yeux posés sur le béton armé, la tête cambrée de l’avant d’aujourd’hui. Dans la vaine solitude, d’isolement en mutisme, je me retrouve, vide dans l’absence, à ne pas trouver mes clés pour refermer les portes. Je me vacille mille et une batailles, le dos droit, la cambrure, mes honneurs, les pas tangants d’incertitude, dans un soucis d’héroïsme et d’aventure pour aventure, face à mes adversaires invisibles prostrés au creux de mes ventres. Tombée en évanouie sur le coin d’une place publique, les échoués, les naufragés du paqu’bot Vie referment leurs impostures contre mon cœur ballant. D’inconsistance d’insignifiante, on ne dit plus aux endormies de confiture.
Perdu mes illusions, braqué mes pauvres rêves, craché mon innocence sur les visages des restants. Sous une plaque d’égout, conserver le précieux, loin des pilleurs de trésor. Parce que ma sœur chantait à longueur de journée, « Sous les sabots d’Hélène. » Se rétamer nos fresques d’assidue, faire bonne figure.
Tu te souviens du jour où je t’ouvrais mes livres. Je t’oubliais les pages, te faisant la lecture, comme on se fait tendresse sur les joues du papier humide, j’avoue, j’ai sangloté face à la boîte à image. J’ai trop triché, peut-être. J’ai oublié ton essentiel, on m’a traité de criminelle. Papa ne le redira pas deux fois, je ne me le ferais pas répéter de bout en bout. Je chiale face à ma boîte à souffrance, la vieille bestiole à maux me foutra la tremblote. On m’a traité de criminelle, de t’avoir tant fait mal. De ne pas savoir aimer, comme il faudrait le jour, d’avoir clamé silencieusement ma fierté de ta folie déquestioneuse. D’insomnies. Si tu me suis.
Sous mes carapaces de silence, de vannes et de regards pesants, si tu savais.
Mais tu ne sauras pas. Ensemble on s’est raté de prés. J’aurais pu, peut-être.
Te rédiger des lettres d’excuses, je ne te comprends plus, tu ne me comprendras.
Je suis piteuse dans ce rôle, en réparties galeuses, à t’enfoncer en perte. Tu me le rendras bien, j’espère. La monstrueuse, c’est moi, il ne faut pas confondre le gravier ensanglanté avec un arc-en-ciel.
Et même si de fait, je t’estime plus que de raison. C’est un secret pour nous deux.
Tu ne sauras pas.
Mais de cela, je me l’arrache, pour pouvoir leur criarder à l’oreille.
Sur ce point, je progresse. J’en viendrais au jour, des je t’aime trop sincère qui ne compte pour de tout dans nos sombres écorchures. J’y arrive, je m’en approche, et pas seulement à toi, mon effarée de mots.

De toute part, je m’engouffre, trois pieds sous terre et le reste au ciel. Dans mes cimetières à souvenirs, j’enfourche la gomme du temps, pour ne plus crier néant dans les boyaux des filles biens.
D’illusions échouées contre mes lèvres de dentition, en utopies ratées qui ne se broutillent plus dans les bras de la fuite, j’m’engouffre en beauté sur le désespoir de gueulante.
À sangloter à tous les coins de rue, pas de quartier, j’suis triste pour rien et pour personne. Si tu savais comme ça fait peur. Le sans raison.
Il faut le chanter, Mélancolie et notre troupeau de trompettistes.
Je m’engouffre dans ton angoisse rivée au ventre, tes larmes enchâssées, et tout le reste. Je te tendrais bien un peu de monnaies, marchande de souhaits. Je poserais une dernière fois mes doigts d’usures contre le moulin à prière aux rouages enrouées qui a vu s’envoler plus d’un rêve deltaplane. Plus d’une de nos embroutilles.
Je m’engouffre dans un millier de promesses.



Ce texte. Je peux vous le dire sans l’ombre d’une honte, j’ai jamais autant larmoyé sur mon clavier. Vous pouvez rire de ce foutoir bordelique. Et le "tu" désignant tour à tour un à un. Je mélange les figures, les visages...

20.07.2005

Salissez cet endroit !

Crachez-moi un peu de mon imposture.
Soyez méchant à perte !
Que mes phrases toute pimpantes de pompant servent enfin à quelque chose.
Mettez mes mots à la corbeille. Foutez moi mon grotesque en pleine gueule. Lassant. Je n'attends que ça, baffouée, déchirée, méprisée, pietinnée. Ce serait un honneur. Un plaisir. À votre désir.
Lachez vous un peu, 'spéce de fantômes ambulants ! On s'y met et tous en choeur. Je vais finir par croire que vous complaisez dans mes niaiseries, bande de demeurés. Je vais finir par penser que vous en red'mendez, servez-moi un verre d'antipathie, je vous le rendrais bien. Et je bois au goulot, du culs secs, l'alcool bon marché où se dilue ma réalité.

Epargnés sont ceux qui ont céssé de me lire.
Je deviens chiante avec l'âge.
Allez, on me sert en insulte ou on se casse d'ici, et en faisant un boucan d'enfer, s'vousplait ! C'est quoi ça !

Vous m'avez prise pour une distrayante !? J'ai déjà remplie le vide de mes parents, ça m'suffira pour cette vie, là ! Merci.

 

Tu nous dévalises en œillades d’un instant, j’ai déposé dans le creux d’tes poignets du trop précieux, du trop fragile. J’ai déploré nos étreintes-passion de tendre, j’ai hurlé infortune quand tu ne m’as plus regardé. Seule, je demeure dans l’ennui, l’absence de nos instants et l’oubli assaillant. Charlatan. Tu me vrilles les tempes. Chapardeur d’idées folles.
À la farfouille du cœur, je m’encrasse aux hameçons de l’espoir du devenir des émotions naissantes. Je ne peux plus croire. À s’accrocher au reste d’un ailleurs en bolduc, les yeux trop grands fermés sur le noir de l’autour. Une assemblée de ferrailles et de porcelaine rose chair s’ambule dans l’incertain du plombage en silence. L’entrechoque entrecroise de grandes tendresses, entre les gencives de ceux.
Le malaise se grandit autour du grillage étendu de terre grise, tu m’as volé mes secondes, dérobé quelques plumes aux grés de nos insomnies. Nous fûmes, de trop grandes histoires qui s’inventent, se déballent, se remballent. La peau en papier crépon et le reste en esquinte sur la place de la chance. La jeunesse, ne révolutionne, du cramoisi à plaisir, de la merde en barre, on en bouffe jusqu’aux yeux, du rêve en barquette. Troupeau de dépareillés. La jeunesse, ça passe, ça brûle les r’gards une demi-seconde, ça se consume plus vite qu’on ne se le hurle. Et l’enfance dont on vénérait l’égoïsme d’innocence, les milles trésors d’merveilles à mettre de la lumière sur nos visages.
La braquée se sinistre en boueuses escapades et évacue ses peines en soupir d’idées noires.
La trouille fait son chemin, défigure les errants, d’un lendemain d’froideur dont le soleil sera absent.
Surannée. On loge nos rêves d’un temps passé, dans le musée de nos regrets.
Dépotoir notoire, dérisoire.

Sa majesté la gentillesse se farde d’hypocrisie politesse, empeste la charogne, madame la comtesse, à force de manières et s’esclaffe du tourner le dos…
Ça grouille de tendresse en trêve de maladresse, on ensanglante leurs illusions dorées à coups de rÉvolution qui ne sonne pas très juste à l’orchestre de l’Eden. La liberté nous encadre dans les répétitions du moment de vivant et engloutie vos pensées-regards agrafées à l’indifférence.
Le présent nous réclame, la venir nous raccroche, les souvenirs se coulissent dans l’absence de l’immense. Un pied de nez au pas assez et puis s’en vont.
Les diligences aux espoirs s’éparpillent sur la plaine, on en saisira bien une dans la lancée, bon vent, démasqués ! On serrera nos cœurs contre leurs uniformes et l’ennui grandissant ne nous prendra pas de cours.
Son cachot d’oiseau multicolore ne nous rêvera plus un chemin en abîme, accidenté.
Incidenté. Ainsi denté. On se lancinera les festivités des soirées où le bonheur n’est pas au rendez-vous.
On n’attend plus que le feu passe au vert, on ne traverse plus sur le passage zébré. On se marre en perte de temps, ravage du buisson d’où nos chevilles se délogent.
On piétinera leurs grands principes, d’nos grosses godasses boueuses. Et l’éboueur de peine, le balayeur de soucis pourra bien nous délayer les regards embués de poussières. Rien n’y fait.On écrasera les anges de nos longs corps vitreux, on fera fuir les malchanceux.
J’voudrais bien être heureuse, me promener sur les plages ensablées, de la féerie jusqu’aux orteils, voir des étoiles sur les visages et chercher partout dans les regards des miroirs aux reflets.
On attend que les secondes s’amassent sur notre mont plaisir, enterrer la jeunesse sous des verres de rosés. Lorsque la fumée aura éperdu l’aveugle, effacé la présente et découverte l’intruse. Alors, là.
On atteint sur les fronts l’enclos de barbelés d’silence.
Ne plus croire en tous ces Dieux d’un soir qui, sur milles promesses, ne vendent de pacotille, plus d’utopies foireuses. De mal vivre, en sceptique, c’est marcher sans l’espoir.
Le garçon de tendresse qui serrera le songe, enlaçant le présent, me chantera d’exister sans y voir à moitié. De chaleur ne m’engourdira, jusqu’aux frissons dans le dos.
Les confidences brouillonnes se tordent dans les bouches. On attend que les espoirs sabotés, les illusions trahies nous tiennent lieu de figure dans les yeux du scandale. La mémoire encombrée, le bonheur étalé sur la face, on pourra se moquer de la figuration.
Le spectacle va commencer.
On a trop attendu, on a trop avancé. De nos moments, il ne reste que d’oubli lancinant. Je m’en irais un soir, voir ailleurs si j’y suis.

19.07.2005

Embroutille.


Marc Atkins

Aux funérailles de notre enfance, dans le musée de nos non-faits, on attend, du plastoc dans les dents, des je t’aime à la cantonade, pour clore avant l’envol et enfermer le tout dans la boîte à souvenirs.
L’éberluée se racole ses moments, fidèle au plaisir, un cri du cœur dépité, retourner le stylo dans ses plaies. Amputée de tendresse, se mitraille son monde de sourires plaqués vrais, t’emberlificotes dans du papier vermeil ses dernières gueulantes écorchures de gamins pas c’est rieux. Crachat du plaisir en maintenance.
Dégantée, déplacée contre ses maladresses, ne sait plus où se poser le corps. Et fait courir ses espoirs, vains diront les comme il faut, le long de mes omoplates.
Laisser le passé reprendre le pas sur le présent en défaisant la trame du réel, retisser le monde autour de nos illusions, plongées dans un flou sans fond.
Criarder les détails oubliés, les malaises enfouis, les rancoeurs censurées…
Elle se cantonne dans un mutisme d’exhibition autour duquel mes pensées peuvent se bidouiller une suite. Je me prête en spectacle, prostitue mes talents et entretiens la mascarade. Pour personne.
On se questionne nos enflures sans saisir l’entouré, bousilleur d’antres, entre autres… Réputé ravisseur de tendres.
On cautionne les rafales de plaisir en entrebâille de leurs cœurs de cartons. S’amassent les souvenirs en marge du quotidien, bavure à la une. Défions l’engourdi de nous donner la main ou d’entrer dans la ronde, nous, accrochées à ses basques.
Tu me plaintes le décor, à coups de phrases assassines qui ne savent pas éclorent. Souffre-moi. Tendre moi.
Nous sommes des girouettes qui se prennent pour le vent. D’abasourdi, on se démène, d’aveuglements et désarçonne les bellâtres en phrases tordantes mordantes.
Les sens affolés sur le bord de l’évier, dans l’éveil horrifié pour mieux les voir vaciller, bruissement de l’haletante penchée contre la rambarde d’un précipice en fuite. Cimetière à jérémiades.
Atterrée.
La biscornue se batifole dans les soirées sans fin, la déserteuse aborde les passants en babillant son refrain grinçant d’indiscrétion.
Elle recèle les cordes d’un ouvrage en terminaison et crochète son absolu entre les griffes d’un malfamés mal luné. Va garer tes utopies au placard, beauté ! De va nu pied à la carapace tendre. Miraculeuse miraculée. Bien obligée.
Tu somnoles éveillée, toute dévouée à tes persuasions de mensonges. Je te prendrai bien au mot, pour la forme. Une bouffée de joie en plein dans les narines, mêlée aux vieux rej’tons de la machine à souhaits.
Les coulisses de la fissure s’effilochent en vitrine. La machine à sous hÉ inépuisable, inébranlable, se rembobine ses rouages fatigués, enroués, encastrés, défenestrés. S’embrouille contre nos tempes ses boucans ravageurs.
Sur le bitume de nos chemins s’alignent des troupeaux d’automates immobiles à l’apogée de leurs existences en dommage. Néant, quand tu nous tiens.
La marquise en perruque poudrée s’ébroue et étend ses longueurs dans les flots de la mise en scène. Stupéfaite, les yeux d’effarement, les gestes égarés dans sa robe de bal.

Qu’importe les pronoms, les accords, désaccords, vous êtes mon sujet. Tous, autant que nous sommes.

18.07.2005

Cherchez l'erreur.

Je dévisage le temps qui passe dans un raffut cacophonique. Les secondes s’enlisent dans l’éphémère sans me laisser l’instance de crachoter à leurs oreille mes trop grandes envies et mon plaisir miteux.
Les jours s’amassent sous mes yeux d’effarée et se complaisent dans un maintenant qui ne vaut pas celui d’hier. Entassant les années, maudissant l’avenir, batifolant en choeur, chantant-hurlant l’histoire d’un présent, tangant branlant.
Être venue à bout de leurs trois pommes et du bazar ambulant, elle traversait les phrases, m’étalant milles merveilles. Ne sachant plus qu’en faire, dans mes mains d’embarrasse, à étreindre un vide prénommé Liberté.
Dans le vestibule bondé où les vagabonds font leurs boulots de passant, la péronelle se pâmait en fermant son sourire sur les lumières de l’éclairage. Perfection se tordait entre ses doigts coloriés d’innocence.
De sourires placardés contre les visages de plastique, elle ne perdait pas d’une lettre la trame bordée fleurie de la joie feinte qui lui bousillait les entrailles.
Ça ne vaut pas un clou diront les marchands de sagesse, ils connaissent à perte ou à raison le sens des mots imbus crayonnés dans l’improviste, tout comme dans l’imposture.
Dans toutes nos vies et dans tous nos ailleurs, les troupeaux d’épicures se disputent les dictionnaires, en lassitude. Trouver le vrai sensible prostré au coin d’un mur, sur l’air du temps tendresse…
Ôtons les masques du mensonge ambolesque, un à un, pour toujours. La vérité n’est pas un texte à découdre, mais des mots d’embobines qu’il vous faudra tisser.
Sans leurs grands déguisements, les dépareillés de grâce, de beauté et de lumière sont nus comme des veres. Et l’air bête de l’euphorie somptueuse qui s’étalle dans les figurations ne les prend pas de course.
Et l’ivresse dans tout ça, de l’arrachage de monde, retourné en enfance pour crier insomnie et se sentir soi-même.
Le monde se défile, on trace notre route sans entraver les cons, la chance se débite, tout ça nous fait des jambes de mécanique rangée. On déplacera des vies, pour caser nos idées et encrasser silencieusement les corbeilles à papier.

08.07.2005

Qu'est ce qu'il y a ?

Faire connaissance avec soi-même.
La réponse. J’ai trouvé.
Qui suis-je ?
LA question.
J’ai trouvé. Vraiment. Ces quinze dernières années d’intenses réflexion, à bûcher sur cette question existentielle d’importance, qui suis je. Et, je sais. L’illumination est.
Je suis la transparente. Je suis celle qu’on s’indiffère au pluriel. Je suis insignifiance. JE NE SUIS RIEN.
Oui, c’est tout.
Figure toi que c’est immense.
Je ne suis pas celle qui s’assied dans les coins, je ne suis pas celle qui fait tapisserie.
Je suis le coin, je suis la tapisserie. Même pas.
C’est vrai.
Voilà, comment, après toutes ces définitions à la négation de moi-même. Je ne suis pas ci, je ne suis pas ça. Je peux en arriver à écrire cela. (D’une réflexion plus poussée que je n’étalerai pas ici). Je me contente de peu, il est vrai. Facilité à la une. Trop tard.
Et cela pour toujours.
Tellement infime de pâleur vitreuse. Vos regards brouillards me flottent dans tous les sens, et à raisons. Ils finissent aveugles de mes cris d’gamine gâtée. Ne va pas croire que tu es différent(e). Mon mal de vivre donne la nausée aux spectateurs de vide. Sache que si tu m’avais vu, tu en serais maintenant, au dégobillage de ton tout.
Je suis vivante, je passe à côté de ma vie. Je suis vivante.
Je voudrais vous en vouloir, à vous tous, de ne pas me voir, de ne pas vous arrêter pour m’embrasser sur les bouts de trottoir, votre manque d’attention pour les tapisseries, pour les vieux meubles qui font tellement partis du paysage. J’voudrais vous en vouloir de ne pas me voir, de ne pas m’entendre. Vous regardez mon flou et vous ne voyez rien, c’est ce que je suis. Ce n’est pas ta faute, je ne t’en veux pas, je ne suis rien et tu me le rends bien.
J’pourrais vous en vouloir tellement vous n’êtes pas là pour me serrer dans vos bras.
Tellement on ne s’embarrasse pas de tenter de voir l’invisible.
Épargnez- moi le grand classique : On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. Si vos cœurs de tendresse-bonheur m’avaient vu, moi et mes minables maux, vous croyez vraiment que j’en serais là à déballer tout ça sur un blog à la con. Non. Qui sait. Je serais en vue, ailleurs et autrement. Peut-être.
On a chacun ses problèmes, sa vie, ses merdes... Et je suis ridiculement grotesque à me lamenter sur mon pauvre sort de désespérée.
Je suis inaperçue. Je suis l’oubli en un mot.
Il n’y a rien à voir.
Toi, lecteur. Toi, ami. Toi, de passage. Toi, paumé. Toi, vagabond. Toi, égaré. Toi, habitué. Toi. Toi, l’unique, comme tout le monde. C’est à toi que je m’adresse. Je te sens te défiler. J’ai lu ça quelque part : Voilà comment les gens crèvent sur le bord des routes, tout le monde croit que tout le monde a déjà appelé l’ambulance. C’était mieux dit, mais c’est bien ça.
Alors, là, tu ne peux plus, hein. Tu le sens que c’est bien de toi dont il est question.

Culpabilité collective. Absence de verbe d’action, sauf précédé du négatif.
Tu ne m’as pas vu. Tu auras oublié. Il y a une petite croix en haut à droite, allez 3 2 1 0. Et hop, pour de bon, rien n’à voir. Hilarant, en effet.

Et les gens diront, Cesse donc de t’affaler en larmes de chiale sur ton clavier. On préfère quand t’écris des conneries. Ça ne veut rien dire, mais c’est joli. On ne comprend rien, ça nous arrange.
Les gens ont raison, c’est de chez eux que sort la réalité.
Toute façon, je sais bien, je n’arrive même pas à te déranger avec mes maladresses de phrases.

Puis, du bourdon plein les pensées. Je me serais retournée sur du rien, m’accrochant à du vide, tripotant mes cheveux…
Puis, je.
Un vent chargé de gravillons qui me traverse le cœur, des filles aux visages de plastique se disputeront ma place d’inexistence.
N’allez pas croire que ma vie vaut quelque chose. Même en solde je n’ai pas réussi à la refourguer. Retournée d’où elle venait. Étiquette invendue.

Je suis lâche.
J’irais me vautrer dans le désespoir. Je suis facilité.

(À 30 ans, je pourrais aller me jeter d’un deltaplane, j’aurais passé la quinzaine suivante avec à quoi ça sert de vivre ? et fait une conclusion pareillement affligeante. Vivement 2020!)

J’écrivais ici pour savoir si tu allais m’y voir. Pour attirer ton attention qui vaut de l’or dans mes pauvres yeux. Après ça, je ne sais pas si je vais continuer. Étant passé à l’étape suivante.
Je ne suis rien. À quoi ça sert de vivre ?
On n’a pas fait ma vie en plus bref résumé.

07.07.2005

Et le deltaplane, alors ?!



Cerveau lent et mongol fier !
Moi aussi, je veux trvailler avec le vent.

Hilarant, non ?!

Où donner du cœur ? Une envie de saison.
La colère est une courte folie. Horace.
Ça pue l’été, bordel !
Une amourette chiffonnée.
Un rayon indiscret, tu m’flambes une aventure.
Déroutée par l’ennui, terrassée par l’absence. D’envie.
J’m’appelle Coline tout attaché. Une autre histoire de racine.
L’bonheur est demandé à l’accueil. L’errance au masculin.
Singulier.
En quête de sens, isolés. Recette distillée au fil du grand-chose.
Succès assuré de l’existence. La vie est au placard avec tous nos remords.
Sur la moquette, ‘y a plus que du rien et une bande d’escargots luisants qui chantent la mortadelle.
Les éclairés, et les autres…
« plus me plaît le vain d’ici que l’au-delà »
Barbarie liberté. Au cœur du caustique se tient une princesse égarée. D’ailleurs. En revanche.
Imposteur, la trouille au cul !
Inéluctablement.
Rebondissement visite-surprise attendue.
Truculent d’originale, balayons nos rêves une dernière fois.
Histoire mythique miteuse pour une soirée aux pays des étoiles.
Infatigables chef-d’œuvres devant une troupe d’interprètes galeux.
Festivités aux allures de montagnes de silence.
Il est interdit d’interdire.
Cet Avion-là est un drôle d’oiseau. Sa palette de talent aux accents insonores d’enfance oubliée.
T’oscille entre gris et rose bonbon.
Mais où se cache donc Mademoiselle performance ?!
Critère des différences. Sulfureuses merveilles. Démesure affalée. Psychédélique. Chapeau bas.
Jeu de séduction. Un rêve à caresser. Poil de caverne.
L’air du temps. Tour d’horizon de ces prénoms-miroirs. Jeter le trouble en dentelle. Bilan provisoire.
Bande d’antagonistes !
Exceptionnelle, comme tout le monde.

N’allez pas croire. Ça ne veut rien dire.
Ou explique.

05.07.2005

Conneries en gigantesques



Le cœur amarré à ses sabots. L’éclosion du bitume en plein dans ses fenêtres.
Le temps à reculons lui livre son histoire.
On lui clame sa mélancolie-mélodie comme un dernier voyage. Vers l’ailleurs.
Elle se largue ses soi-même, un à un…
Se tourbillonne entre le temps assassin et sa bouillante envie. Vacillante dans le bonheur, comme dans le manque de mots.
L’ultime mélodie en tourniquet sur les oreilles, se donner l’impression.
Absence, on ne dira plus. Le paradis des morts aux allures de cimetière, les tombes déjà fanées où se crachotent dans l’instance nos derniers bouts de tendresses.
Les souvenirs s’acheminent et débitent leurs belles merdes. En compte-rendu funèbre. Aux funérailles de nos histoires, viendront valser les pantins de chiffons.
Il nous reste l’Adieu et un tu es revenue.
Le cercueil de silence, vide pour tout dire. Disparue pourrons dire les journaux qui sur leurs pages grises où s’enlacent leurs mots t’oublieront dans leurs courses.
J’attends le moment où.
Retrouvée dans l’autre part de l’imperception.
L’emplacement où la pierre se froidit en douloureuse douceur. Pour nous montrer à observance, réalité d’un monde auquel nos yeux s’effacent. Nos pensées, de s’en soustraire. Nos regards s’en échappent dans la fumée sans fin où se perdent les épaves.
L’autre part prometteur de dépit du plaisir.
Nous y vautrer en longues détentes. Dans l’attente de l’ombre en silhouette d’un retour imprévu auquel on ne croit plus.
De déchéances en écorchures, à se saouler d’ennui comme on ne sait plus le faire. En bavant du désir qui nous salit le ventre, de cambrures.
Du carbone plein les lèvres en espérant une suite à ce qui ne se fait plus.
Et les gens comme il faut, les gens très raisonnables, des nuages pleins les yeux peuvent bien se marrer de pitié devant nos beaux cadavres. Nous piétiner pour vivre sur nos escapades.
C’est le plaisir qui les fuit. Comme nous les jours d’été où les voitures s’en vont trop vite vers le monde des étoiles auquel la nuit se rattrape.
On broie du rien, comme si c’était. Derrière mille et une artifices, se cachent les feus d’tristesse où nos visages sombrés ne savent plus se prêter à la désillusion.
Le désenchantement fait du gris dans les cœurs et la nausée nous gagne en faisant du chemin sans en paraître vraiment.
D’aventure, on se hurle nos crises de gosses gavés d’brioches, trouillards à deux francs cinquante. On vole des chamalows dans les supermarchés et on triche en anglais. À petite envergure, on vaut bien nos gravures dans les cours de graviers, et voyous pour de bon, nos pompes sur le temps.
On rime sur les pavés, à en perdre le fil, les maux s’envolent à l’enfilade. Radoter pour de vraiLa réalité me triche quelques moments sur l’arrachage de monde. Mais je me perds, à trop vouloir me ressembler.
Et le de ce que je pense ne fait honneur qu’aux cons qui ne savent pas marcher dans la roue du présent.


[J’vais essayer, quoi qu’on en dise, de mettre un peu plus souvent des images qui viennent de chez moi. À ce propos, j’vous demande juste un peu de respect.]

04.07.2005

Ivresse, mes honneurs !



Le coeur agrafé à mes lambeaux de silence.
Je suis un canard sur talon à hauteur. (Invention de torture)
Une bonbonnière, ma robe blanche de grande dame faite d’élégance sur maladresse.

L’enfance nous quitte et nous enlace une dernière fois de ses grands bras d’amusements.

Une bande de conneries ambulantes qui ne font même pas rire.
Notre transparence d’insignifiance.
C’qu’on attend ne vaut pas souvent le change.
Alors. De fait.
- Si on se saoulait ?!
Quelques bouteilles qui se promènent dans la tablée.
Compulsif, frénétique. On aligne les culs secs avec une fierté presque au ridicule.
S’il faut supporter ce goût de âcre, horrifier ses papilles pour connaître l’interdit. Tant pis.
D’ailleurs.
La chaleur nous dégouline dans le corps.
On se marre.
Euphorie de chaque mouvement.
Légèreté…
On se tangue un peu, de plaisir d’ivresse.
On y retourne, on ne les compte plus. Si la folie pouvait nous gagner… Nous enrager, nous enchâsser. Ou. Seulement nous frôler du lointain.
La vie, c’est comme le vin. C’est dégueulasse, on s’en esquinte de conséquence, traîtresse de vie ! Traîtresse d’ivresse ! J’me prends presque à aimer ça. L’alcool, c’est comme la vie, mais en mieux, non, en pire. L’alcool, c’est comme la vie, mais en plus.
J’ai dû perdre le fil à l’instant précis où j’ai traversé le vide.
Flou.
Follement…
Mollement.
Lourdeur…
Ce monde se tourbillonne, les murs ne sont plus droits. Absence d’image au fil du temps.
Bruits feutrés.
Je suis détachée.
L’infini du trouble.
Fabuleux.
Une seconde réalité, un univers parallèle aux sensations inverses, une renaissance. Une vision du monde aux multiples explosions des sens en lenteur. À explorer. À découvrir.
Nouveauté…
Il existe, ça, quelque part. Au bout d’une dizaine de vers. On se contente de peu. Notre paradis satanique.
Puis.
C’est là qu’elle entre en scène. Là, elle prend place.
La monstrueuse. La criarde. La gueuleuse d’obscénités. Prend le dessus. Je ne me suis jamais autant ressemblée au présent. Être soi-même. Elle vacille et se marche en grandes vagues… Tangue, la tangante.
L’ennui n’existe plus. Tout est sujet à perplexité à l’immense et réflexion sonore. Le temps n’a plus de résonance. Les minutes se débitent sans un chuchotement. Le tout s’achemine pour un grand vide en trois mouvements.
Entre sanglots et éclats de rire…
Mon lit est un bateau tanguant et se valsant à perte. Tempête de maux et de pensées.
Elle se penche sur le lavabo d’froideur, dégobillant d’emblé boyaux et tripes jaunâtres dans la cuvette en profondeur. C’qu’il lui reste d’âme. Cambre son ventre.
Espace clos. Les murs se tourbillonnent. La lumière se bancale. Boudouilles à l’extrême.
Les gens m’regardent. J’les insulte bien fort dans mes cris.
Bande de cons, tellement cons que vous ne faites pas exprès d’être cons !!!!
Naïs, je t’aime, je veux que tu m’aimes.
Non, non, j’vais m’taire, je ne veux pas qu’on sache c’que je pense.

Dégueulons tous en cœur notre trop grand plaisir. Le bonheur nous assaille dans cette réalité.
Et elle s’endort enfin, sans pensées pour le lendemain.
Viendra ou pas.
Se débarrasse la crasse dessus pour une dernière fois…
Fantastique.

30.06.2005

De ceux.


Moi, j'aime les photos d'Eric.

On se barbouillait la face avec des bouchons de liège carbonisés. On se faisait ressemblait à des clodos miséreux, des princes charmants à la moustache en boucle, des vieux mal rasés ou encore des loups pour de vrai. Ma terreur d’avant le marchand de sable, le loup. C’était un loup sur deux pattes parlant tonitruant, mon cauchemar : quand il me dévorait, mes os craqués entre ses grandes dents, le sang giclé sur les murs de ma chambre. C’était trop vrai pour être faux. Lui, il avait son déguisement rien que pour me faire peur. Eric le loup me faisait rire surtout. Il disait des gros mots, des bêtises ou des gamineries… On s’explosait aux éclats de rire tant et tant. On se cachait sous la table, on hurlait d’horreur quand le grand méchant loup hideux arriver à grandes enjambées.
Il fait changer de trottoir les gens comme il faut, ses chaussures pleine de boue, son blouson de motard, dégarni sur le dessus, les cheveux longs en filasses, sals, mal rasé, parfois la barbe pour s’amuser, le jean usé même déchiré, son allure, sa façon de rire de tout, de marcher de travers, de s’entêter pour des broutilles, son sourire de ses dents jaunes et celle de devant qui dépasse, son appareil photo toujours là, tellement, à se demander si ce ne serait pas une partie de lui, un de ses membres, un indispensable. J'aime du photographe, le furieux besoin de figer les instants, à tous les présents. Une course contre le temps, ça lui colle à la peau.
Les yeux turquoises, il ressemble à un ange d’innocence ou à un vieux loup malfamé. Avec son visage ovale, tellement fin de toutes choses. Il se marre tout le temps, un jeune vieux ou un vieux jeune.
Il crache sur les cons et observe le monde d’un regard délavé qui se voudrait désabusé.
Il regarde les jeunes filles en sifflant dans la rue, Marie et son gros ventre dans l’autre main, la libre.
On se ressemble comme deux gouttes d’eau, paraîtrait qu’on l’a pris pour mon père à la maternité.
Il a la gueule du parent tardif, papa poule pour dire. Il sifflote du Renaud et l’éternelle jeunesse qui ne lui tient plus sur la face.
Je suis confuse, je ne sais ni parler des gens, ni des livres.


Ils hurlent leurs tendresses comme si c’était une façon de chanter.

Les princes charmants, j'en ai trouvé sur le rebord de la fenêtre...
Des princesses charmantes ont délaissé leurs parures de somptueux pour observer les cieux de l'imagine.

En entrant dans les vestiges du chuchotement, elle a troqué sa peau de chagrin contre un habit de princesse...

Le téléphone est un objet de souffrances.
De Paris ou d’ailleurs, il m’inflige sa torture.

Mais, c’est qu’elle pleure, la vieille cloche, elle devient humaine.

Chantonne des je t’aime plein de promesses en grandeur. Conjugaison à l’imparfait, s’il vous plait. (Je ne m’en lasse pas.)

Je suis une amoureuse du passé, au passé.

J’ai croisé, à la brocante du cœur, les ennemis intimes de mes rêves sépia, à fabriquer, de secret, des cheveux blancs enchevêtrés. Dans un recoin de monde, là où la tendresse va bon train entre les paroles de rien et les sourires d’froideur.
Et confondus aux dessins d’innocence, des morceaux de vies maquillés se fatiguent en exubérantes mascarades.
Les déguisements des badauds ne fond illusion que l’espace d’un balbutiement. Leur indolence gagne la passe du cheminement.
Le cœur a ses morceaux que la raison ne connaît pas. Mais la raison, elle, de chance, a plus de réserve d’émerveille dans sa grande poche de phrases toutes faites.

La poésie du silence. C’est de ne pas être, et pour personne.

Moi, j’ai croisé des robes à fleur qui se virevoltaient, qui coloraient dans les jours d’été. Des garçons pas très sages jetaient des coups d’oeils indiscrets au-dessus des dessous. Des filles toutes roses, pleines de soleil en éclaireur de leurs transparences et des sourires qui tenaient bon. Moi, j’ai croisé des gens heureux en nonchalance dans la grande allée où mes pieds de hasard ont bien voulu se poster. Des rieurs pour de vrai, de ceux qui ne font pas semblant, ou qui le font bien.

J’ai aperçu leurs films se défiler, leurs histoires s’entremêler, leurs maux s’embrouiller dans du flou pour un avenir à grandes promesses.

En m’disant, et bien.

L’exubérance, la magnifiance de leurs regards entrechoqués.

En m’chantant, et bien.

Moi, j’suis comme tout le monde. J’aime les gens heureux, j’aime à observer leurs mensonges sur la vie. Leur façon de faire semblant de jouir des moments de rien.
Quand il faut.

Troupeaux moutonneux.
Ils se déversent en troupes de groupes. On se les cogne à chaque geste.
Attiffés, bariolés...
Une valse de couleur qui donne le vertige. La nausée, plutôt.


Parce que les gens comme ça, les vrais de vrais. Les filles de plaisir et les garçons curieux. Les amoureux qui s’embrassent sans penser. De ceux qui savent aimer.
Ça n’existe pas.
L’hypocrite parvient, lui, à faire croire en son arc-en-ciel. Qui dit mieux ?!

Je discours comme une fille de soucis qui ne sait pas saisir ce que lui tend la chance.
Je suis.

29.06.2005

Vous savez quoi.

Vous savez quoi.

28.06.2005

L’essentiel.

La solitude la tracasse dans ses grands palais de fils barbelés. Autour, en immonde, s’explorent les filets d’étoiles échevelées.
Elle se consolide ses forêts de vitres pleines de lumières en agglutinant le bonheur contre ses doigts crasseux. Elle se raconte son inconscience étalée contre des grands carreaux à l’allure folle et dégénérée. La déjantée se bousille le regard défenestré dans du vide en intact, du brouillard jusqu’aux lèvres, des brindilles en guise de hurlements.
Elle se raconte des histoires onctueuses au goût d’amande amère, même si elle lève son visage d’obscur dans ton corps, faut pas la croire. Ses pensées ne sont pas dans les tiennes, difformes, ne savent pas s’emboîter à outrance dans les poches. Même si. Ses découvertes s’inondent d’une flagrance envie de s’en aller plus loin.
Elle embrasse tout le monde, sur les lèvres et jusqu’au bout de l’intérieur, elle laisse des traces ensanglantées partout dans les bouches des gens…
Elle ne sait pas se ressembler.
La vie se déballe sous ses pas comme un tapis brillant, mais elle marche tordue, et se trébuche dans les pans de la bordure en trame. On dit qu’elle ne sait pas marcher dans les chemins qu’on lui tend. Et rouillant roulant avec ça, elle n’est pas là.
Elle apporte de quoi meubler son monde, se trimballe derrière elle, une bande d’armoires en folie.
Si vous la croisez d’hasard dans un visage, dans des restes de mots ou dans une rue sans soleil. Dans la case enfance sur vos tableaux de rangements.
Si vous la rencontrez dans une de ses nuits, votre ventre, à faire des petits ronds, à boucler dans la perte.
Elle se spirale, elle se laisse tanguer par le temps, voguer audacieuse sur la nébuleuse d’un ciel déserté. On se la bouscule dans les journées de fêtes. La voyageuse des frontières se vagabonde dans l’errance.
Étincelle du nulle part, elle se bousille la crève dans un tas d’excréments.
Elle agite ses crécelles avec son grand bocal quand tous les imbéciles s’esquintent la bêtise dans leur reste de cerveau.
Faites vos jeux ! La détestable s’en craque un dernier pétard en grognant ses vergognes.
Puis se tire à nouveau chercher son rêve ailleurs.
Sa chevelure d’ingratitude lui dégouline dans le dos en virages. Son œuvre d’art à elle, le mystère, en un mot, de la dissimulade.
On aperçoit dans son reflet la surface de ce monde.

Les comme ça, elles n’sont pas heureuses pour deux sous.

(Et ces phrases, pour une fois, j’vous le dis, elles parlent de quelqu’un de vrai. Je l’ai croisée et décroisée sur une plage de chez nous, elle dansait sa java sur un rythme de jazz en robe multicolore. Les gens se moquaient d’elle, lui jetaient des cailloux. Et moi, de fait, je n’aime pas les jeunes. Sont méchants pour le plaisir, se marrent de la splendide folie qui sait tenir en distance.)

27.06.2005

La preuve irréfutable.

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Bouledogue enchevêtré... !

Tu me rabiboches le cœur, tu me turlupines de tendresse, le temps nous encaisse de plein fouet. Tu me chantonnes en consolade un peu de tes couleurs inutiles, tu me bouffes le cœur d’amitié dans l’involontaire.
Je te cachette confidence sur confidence, timbres-poste regards, tu me trottines dans la peau tes grands désirs. On s’égosille à deux nos insolitudes, à s’en vriller les tempes de bonheur immédiat.

Et tu n’me trouves rien de mieux qu’un va te faire foutre, banal comme pas deux, méchant de gratuit.
Mon connard, t’as pas intérêt à te pointer sur ma route !

J’en deviens.
Générateur d’injure.

Y a du mou dans le mulot, planton… !
Tu veux des jumelles, toucan… !
Crâne de fichu snob… !
Volubile ruminant pustuleux… !
Immonde guitariste scrofuleux… !
Chien galeux macabre… !
Glandeur de bectant… !
Faridondon misérable grondin… !
Chétif cresson indigeste… !
Cruel turbot maigrichon… !
Puffin bancal, ragoût de chagrin… !
Puceron de sal puceaux sans caleçon… !
Bodin de crapaud… !
Balbuzard de sale clébard galeux… ! (hé hé)
Hilarant impétrant malaisé… !
Corbeau tromblon de mérluchon… !
Salaud mal baisé… !
Pélican goinfre sur deux roues… !
Extrait de Tsar… !
T’as le moulinex qui t’est passé dans le ciboulot, vulgaire ignare… !
Phalangiste à réaction… !
Pédum mimétique… !
Baratineur de gauche guignol… !
Odieux va nu pied abject… !
Y a gourance, fils de tichouse vénéneuse… !
Maréchal… !
Sampanier turgide loucheur… !
Néphélomancien sardanapalesque… !
Haricot sec poisseux… !
Grossier personnage flétri et flatulent… !
Torride récureur de narines… !
Roupilleur rouillé torréfié… !
Fossoyeur au chômage… !
Hideux tortionnaire… !
Compulsif cochon rasoir… !
Invertébré sans vergogne, miséreux… !
Pachyderme impotent de méchanceté… !
Vermine chauve sans audace… !


Mais, c’est que j’y prends goût !
C’est follement divertissant, libérateur, soulageant et sincère.
Allez, on reprend, tous en choeur ! (et le cœur en joie, s’vousplait…)

Et y a de la réserve… J’vous en épargne.

Mollusque indéniablement poilu… !