05.07.2005
Conneries en gigantesques

Le cœur amarré à ses sabots. L’éclosion du bitume en plein dans ses fenêtres.
Le temps à reculons lui livre son histoire.
On lui clame sa mélancolie-mélodie comme un dernier voyage. Vers l’ailleurs.
Elle se largue ses soi-même, un à un…
Se tourbillonne entre le temps assassin et sa bouillante envie. Vacillante dans le bonheur, comme dans le manque de mots.
L’ultime mélodie en tourniquet sur les oreilles, se donner l’impression.
Absence, on ne dira plus. Le paradis des morts aux allures de cimetière, les tombes déjà fanées où se crachotent dans l’instance nos derniers bouts de tendresses.
Les souvenirs s’acheminent et débitent leurs belles merdes. En compte-rendu funèbre. Aux funérailles de nos histoires, viendront valser les pantins de chiffons.
Il nous reste l’Adieu et un tu es revenue.
Le cercueil de silence, vide pour tout dire. Disparue pourrons dire les journaux qui sur leurs pages grises où s’enlacent leurs mots t’oublieront dans leurs courses.
J’attends le moment où.
Retrouvée dans l’autre part de l’imperception.
L’emplacement où la pierre se froidit en douloureuse douceur. Pour nous montrer à observance, réalité d’un monde auquel nos yeux s’effacent. Nos pensées, de s’en soustraire. Nos regards s’en échappent dans la fumée sans fin où se perdent les épaves.
L’autre part prometteur de dépit du plaisir.
Nous y vautrer en longues détentes. Dans l’attente de l’ombre en silhouette d’un retour imprévu auquel on ne croit plus.
De déchéances en écorchures, à se saouler d’ennui comme on ne sait plus le faire. En bavant du désir qui nous salit le ventre, de cambrures.
Du carbone plein les lèvres en espérant une suite à ce qui ne se fait plus.
Et les gens comme il faut, les gens très raisonnables, des nuages pleins les yeux peuvent bien se marrer de pitié devant nos beaux cadavres. Nous piétiner pour vivre sur nos escapades.
C’est le plaisir qui les fuit. Comme nous les jours d’été où les voitures s’en vont trop vite vers le monde des étoiles auquel la nuit se rattrape.
On broie du rien, comme si c’était. Derrière mille et une artifices, se cachent les feus d’tristesse où nos visages sombrés ne savent plus se prêter à la désillusion.
Le désenchantement fait du gris dans les cœurs et la nausée nous gagne en faisant du chemin sans en paraître vraiment.
D’aventure, on se hurle nos crises de gosses gavés d’brioches, trouillards à deux francs cinquante. On vole des chamalows dans les supermarchés et on triche en anglais. À petite envergure, on vaut bien nos gravures dans les cours de graviers, et voyous pour de bon, nos pompes sur le temps.
On rime sur les pavés, à en perdre le fil, les maux s’envolent à l’enfilade. Radoter pour de vraiLa réalité me triche quelques moments sur l’arrachage de monde. Mais je me perds, à trop vouloir me ressembler.
Et le de ce que je pense ne fait honneur qu’aux cons qui ne savent pas marcher dans la roue du présent.
[J’vais essayer, quoi qu’on en dise, de mettre un peu plus souvent des images qui viennent de chez moi. À ce propos, j’vous demande juste un peu de respect.]
22:21 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Du respect... Tu auras + que ça, promis !
Ce seront TES photos.
Écrit par : Métastable | 05.07.2005
Non Pas les miennes, mais celles de ma vie et de mon histoire.
Écrit par : Coline | 06.07.2005
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