18.07.2005
Cherchez l'erreur.
Je dévisage le temps qui passe dans un raffut cacophonique. Les secondes s’enlisent dans l’éphémère sans me laisser l’instance de crachoter à leurs oreille mes trop grandes envies et mon plaisir miteux.
Les jours s’amassent sous mes yeux d’effarée et se complaisent dans un maintenant qui ne vaut pas celui d’hier. Entassant les années, maudissant l’avenir, batifolant en choeur, chantant-hurlant l’histoire d’un présent, tangant branlant.
Être venue à bout de leurs trois pommes et du bazar ambulant, elle traversait les phrases, m’étalant milles merveilles. Ne sachant plus qu’en faire, dans mes mains d’embarrasse, à étreindre un vide prénommé Liberté.
Dans le vestibule bondé où les vagabonds font leurs boulots de passant, la péronelle se pâmait en fermant son sourire sur les lumières de l’éclairage. Perfection se tordait entre ses doigts coloriés d’innocence.
De sourires placardés contre les visages de plastique, elle ne perdait pas d’une lettre la trame bordée fleurie de la joie feinte qui lui bousillait les entrailles.
Ça ne vaut pas un clou diront les marchands de sagesse, ils connaissent à perte ou à raison le sens des mots imbus crayonnés dans l’improviste, tout comme dans l’imposture.
Dans toutes nos vies et dans tous nos ailleurs, les troupeaux d’épicures se disputent les dictionnaires, en lassitude. Trouver le vrai sensible prostré au coin d’un mur, sur l’air du temps tendresse…
Ôtons les masques du mensonge ambolesque, un à un, pour toujours. La vérité n’est pas un texte à découdre, mais des mots d’embobines qu’il vous faudra tisser.
Sans leurs grands déguisements, les dépareillés de grâce, de beauté et de lumière sont nus comme des veres. Et l’air bête de l’euphorie somptueuse qui s’étalle dans les figurations ne les prend pas de course.
Et l’ivresse dans tout ça, de l’arrachage de monde, retourné en enfance pour crier insomnie et se sentir soi-même.
Le monde se défile, on trace notre route sans entraver les cons, la chance se débite, tout ça nous fait des jambes de mécanique rangée. On déplacera des vies, pour caser nos idées et encrasser silencieusement les corbeilles à papier.
23:48 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |
Écrire un commentaire