18.08.2005
Tu blases tous les placards avec ta sale figure piétreuse d'dégobilleuse d'immonde.
T'es faite toute entière de manques déshérités et tes désirs d'étouffe s'enflamment sous les fenêtres de leurs mièvreries.Tu n'changes pas, tu scandes tes grandes phrases qui sonnent
belles, font grimacer les envieux et sourire les sans-croche.
Ta sacoche remplie de trous, tes emplissures bancales, ton cynisme d'naïveté et tes barbares envies.
Tu fais craquer tes maux d'en bas le toboggan d'l'enfance, tes bagages se dévident sur le bas des trottoires. Tu bouffonnes ton sérieux en hurlant dans les gouttières tes
petites crédulations de famine malunée. De subjuguée, tu malmènes les bouts d'doigts.
D'hameçons, criarde, tête-bêche...
T'as les yeux secs d'avoir trop macher et ton ventre se fait boule de suie pour ramoneur malchanceux. Tu te défonces aux rêves, tu confonds au réelle.
Tu badines l'important, les gens t'disent que tu n'parles pour rien dire, sans doute pour remplir ton trop grand blanc qui se fait pesant dans les logis.Ils ne comprennent rien à tes longs monologues entretenues à grand renfort de spectateurs. Tu fais semblant de toi non plus n'y rien remplire à ces autres, à force de phrases à ralonges.
Tu peux t'écorcher contre le clavier, à croire que quelqu'un viendra rammaser les morceaux, mais vas-y chiale, à croire qu'y'a quelqu'un dérrière l'écran. Bousille-toi face à ta machine. Aprés tout, que dalle.
22:20 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Tu es de retour... Petit mot gentil en passant : tu es en verve dis-donc !
;-)
Écrit par : Métastable | 19.08.2005
- Moi aussi. Je t'aime bien. Mine de rien.
Écrit par : Alicia | 19.08.2005
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