22.08.2005
Pas d'inquiétude. Vous serez lasse bien avant moi.
La blafarde.
Clopin-clopant, les pas traînants, la démarche facile, les yeux jongleurs… Prostrée d’ennui dans le brouhaha, à ressasser ce sale monde bouffeur de tronches cramoisies, à suaver les mauvaises tempes, la mine de papier mâché collée à la face, ritournelle sans dépareille trottant sur le clavier chaviré. Vidasse de phrases trop entendues, marre du beau, enquête du vrai au péril de l’envie, cherchures du mal, le vrai, l’extraire, le hisser, l’extirper loin de la chambre blanche, du carrelage extase…
Les larmes au bord du trou, le tas de cintres, la cracheuse d’espoirs au balancement chaloupé, aux pages usures, aux restes épaves, c’est moi. Dodelinant les mains autour de ces bouts de papier à brûler, mâchouillant le maladif souhait crevard, le ramoneur malchanceux crayonné sans renfort vient de commencer son dur labeur, pelletage de désirs au rendez-vous conjugaison.
Si la vie n’se traverse pas comme un magazine de papier glacé, tombeau ouvert, le polaroïd en main, le stylo dans l’autre, le monde en bouche, les voyages aux godasses.
Au cochage.
Je me tourne en dérision, moi et mes veines embrasures de gamine à gros mots malmenés. Les pédales escarpées de chevrons, alpiniste à carbone au pays du gazon verdoyant, à s’allonger de même le ventre contre l’herbe humide d’acrobate rosée, les déplaisirs nous tiennent en doigts, sans oser s’en trembler. On se bouffe les gencives aux creux de nos ronges durs. Les sens.
Enfermée dans les vitrines de nos envies, édifices d’enfantillages, l’encombrante frêle en foulard se mange dans les regards ses restes d’impostures. Sans trop d’espérance.
Confidences brouillonnent sur les visages quadrillés.
La minuscule tendresse boutonne sa veste de laine préfabriquée, lance un au revoir à la cantonade, se retourne sur l’avant en clapotant ses langues, se lance dans la tempête, sans rispote, perdue dans un dédalle de tunnels.
Sauvagerie.
Tu rages de mauvais sangs, à rogner le trop rapide au coin des disjointures, torches humaines fouillant l’obscurité, révélant les petits soldats de plombs terrorisés, les clouant au sol au nom d’éternité.
Nos enfances en brochures, empatrée, embourbée, je vous facture la chance en deux mouvements trois temps.
Brouillons les certitudes à coups de révolutions. Mais en lambeaux et pour vieillards ensanglantés.
Je débrouille les craintes, j’embrouille le sérieux, blâme les avances, conservatoire de tes humeurs, à la une, à la deux, sotte montons, comme pas trois. La mauvaise passe, la crassure manche.
L’absence funèbre n’affole point mes pensées, je suis toute froide d’enflammades et je n’ai pas larmoyé, la mort me tient droite dans ses gondes dévergondées. Je sacrifice au bûché de mes illusions ta part de terrorisée. J’effleure de nos faiblesses, murs bétonnés d’interflexions. Les capsules incorrigibles de la colère, t’avises les catapultes étoilées de nous passion aux trouilles, on se les vide, nos frousses insensées… J’affleure.
23:23 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Une tonne de vocabulaire en vrac et même si le fond est écorché-vif, cela reste agréable à lire à cause de ça.
Écrit par : Métastable | 23.08.2005
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