05.09.2005
Entre être ou ne pas être.
La marchandeuse de bonnes aventures, du tas d’merdes au poker, les cartes en éventail étendues dans l’avenir, le lendemain sans veille d’où s’éclaire l’imagine, vendeuse de carpettes à ses heures perdues, ne sait plus trop où se poser contre les longs pelotons d’fils électriques, on se rebelote entre les regards d’dédains des chefs d’oeuvre boutonneux, aux miroirs noyades dans les lucarnes d’imperception… Goguenards, les garçons sans visage, les quadrillages tanguants, les balustrades sans suite, non de moqueries aux crachats, nous sommes ivres, chalutier de l’oubli nous vague sur sa tempête euphorie du semblant. Les embobineurs étallent leurs vilaines bobines entre les mains de l'amochure, les embuscades tenues par les mauvais de service se font plus pressantes aux archives.
L’aventure nous questionne, la proie, le prédateur à bouffer tout ce qui passe entre ses griffes d’dorures. Que dalle, on se querelle sur plateaux les âmes finissantes de nos burlesques enchevêtrés…
À ligoter, au nom du savoir-vivre de la jungle écolière, les sans ignares des coins d’errance où l’exploration se fait obscure… Egarée.
Cigarettes, entraves des poignets troués, emboucanent les creux d’goudrons en’ vide de trop, cendriers d’horreurs entassées, questions gravures sur tous les murs, crûment exposées leurs bestiales échancrures. L’huileux d’une parole glissée entre les vannes de la tendre entrebâille d’un sourire hameçon-amorceur, fumée s’épaisse contre les figures piétreuses avides de se montrer, noirceur se cruche dans l’auréole d’un endroit d’malfanés…
La norme fait des siennes autour de l’indipensable, de nos emplettes inertes, la honte a rendu l’âme, les amours se dévissent au gré feuilletons de romances, la dentelle pisseuse de l’amateur de service, l’enfance nous quitte et ses agrafes nous écorchent de pleines faces. On trombone révolution bancale à en perdre le sens, du rêve comme de la défonce…
L’acre en bouche, gagnant le corps, ruminant le désir, se prêtant à leurs doigts racoleurs de moments, rouillant ses dentitions mastoc’ contre la mâchoire en grève….
Les étagères, sans cesse, rappellent à l’ordre les grilles cajolées d’une liberté d’ailleurs, d'où nos pieds amputés estropiés ne savent pas danser. .
Autodérision oblige. Le chemin nous fait signe. À l’écho, un doigts d’honneur, pour le plaisir du portillon, manège à illusions grinçantes où tourbillonne notre insensé besoin d’envole. .
L’échiquier a mal tourné pour les noirs comme pour les blancs. L’unique pion, ultime survivant batailleur, vaillant à la vacille, ne sait plus où donner de la tête, de fait elle lui tombe des épaules, dodelinante ensanglantée, entre le chevalier traceur de croix gammées contre la tour insolente indignée, le fou séquestrant la reine et la violant à loisir dans son interminable diagonale, les deux rois sans défenses, compatriotes de l’ennemi, alignant les risettes du trouble, mauvais régime à privation, les voilà, nos fripons gredins couronnés sur leurs trônes casse-gueule, n’osant plus se bouffer au réciproque… La crainte du kilo en trop, c’est qu’ils pèsent jusqu’à leurs mots. Le chèque et Mat ou le tralala. .
C’est du gâteau, pas au petit-beurre, la prise, ici, c’est à la tronche décérébrée. De nos beautés, édifices magistrales qui se creusent les méninges grisées de sale caboche, le fagotage sur les bancs défringués, mais qu’importe. Le multicolore fût perdu dans la foule grisaille criarde de nos fades jeunots.
On ne crache pas dans le caniveau, on se garde la bave salivée à la langoure pour les souliers crottés des vieillardes à l’allure massacrante. .
J’t’épargne mon blabla à l’antique, mon pote ! Manque d’authentique. Je rime, elle t’rime. On fait silence dans les couloirs d’où se meurt notre reste, à force de simagrés, on artifice la carapace de l’apparence, les fantaisistes d’idéaux trop croupis se sont tirés la balle dans une tête depuis belles lurettes.
Les lustres vont de mises quand l’honneur va de perte dans les vitrines à réclames d’indiffére. Fierté se tortille en traître ou ne pas être. La question se dispose à loisir, les époques ne sont selon que dans les bas quartiers.
21:58 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Commentaires
pfiiouou! superbe texte
devrai le relire 2 ou 3 fois encore pour essayer (je souligne essayer) de tout piger, mais le style est beau
merci !
Le C
Écrit par : crassipan | 10.09.2005
COOOLLLIIIINNNNNNNNNNNNE???????? T'es passée où nomdedjeu!!!!!!!!!
Écrit par : Lou | 13.09.2005
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