14.09.2005
Et aligner des lettres au plaisir des rencontres ou des entrelassades…
Peuplade de mon ennui en bataillons de mots. À l’enfilade, embrochés dans le borné vilain pétrin.
La brocante de nos désamours.
Je rapplique. Je (dés)applique mon histoire en sourdine.
À la pancarte d’indignation, on m’enseigne la liberté prétexte des édifices de consommation.
Ballade touristique à travers les rayonnages du géant métallique, découverte de mannequins d’plastoc’. La promenade aux aboies, nos cantonades d’indifférences, la débandade des moutons en photo souvenir. Je placarde notre annonce de regards en coin on me fusille.
La besogne se trémousse sous nos airs goguenards, lèvre narquoise, l’œil retroussé.
Grasses plaisanteries de caserne autour de damoiselle Sauvagerie. À vomir fantaisie au placard. Mais que dames !
Des légions de mouches bourdonnantes, à nous filer des mots de ventre. L’évidence tracasse les sangs papier de leurs ordures entraves. La parure réside dans la misère des murs, l’usure des sièges, la laideur des étoffes.
Dorénavant, à crayonner contre la muraille adossée de nos piètres échancrures, nos hurlements révoltes s’inondent d’ensanglanté, les brigands à la dérobe de nos butins dévalisés.
Le temps sans crier garde, son visage de carton dégringole dans les chœurs, ça ne carambole en escampette que sur les toits du monde. Et les sourires valseurs font silence à l’envie, l’absence en insolence du manque criard aux couleurs fanées.
20:36 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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