16.09.2005
Je m'encre de solitude.
La noire, celle du coeur. Se berçe d'illusion sous le macadam humide, se trompe de rêvasse entre le caniveau et ma plaque d'égout.
Le goudron, la tuile, nous étouffe de ses engoncements, se noyer dans le flou sans fond des reflets moutonneux. À l'ajustage de nos lorgnons, une tête de tête, la malaise nous triche aux vilains jeux de chance...
La parole s'engraisse au grés des mots sans grâce.
Les insultes fusent à vos mitrailles sans t'rêves.
Les filles sans joie aux envergures éraillées.
Puis les embrassades baveuses dans les couloirs grisâtres. Les enlaçades bidons accrochées d'amochages au coeur à corps.
Les yeux noirceurs.
Les visages sans figure.
La crasse dans les godasses, les mains grafouillées à tempête du plume, les sourires arides d'absence.
Vivre vite. Tout grouille. Le moment presse. Ne pas avoir le temps. Le tuer, s'agenouiller auprès de sa lente agonie, sous une pendulation horloge à l'oscille du coin des voix, creuser ses méninges, tombeau aux plaisirs incorrects.
Broussailles incultes, guerre lasse à la convention bancale, utopies en cadre, vilaines crédulations.
Incohérence.
Et se morfondre dans le languir
Maldêtre. Bellâtre.
Discussion infinie avec le soi-même de sa fuite. La débauche en d'aventure sans devanture, une enseigne rouillure, une entête de muraille, parure de débandade.
Et là voilà, notre mijaurée, s'ancrant dans le doux abandon de sess tanières de dégouts lasses. De sauvageries encartonnées. La machine à souhaits s'enrage sous le questionement qui ne désarçonne.
18:50 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Belle salve... Je croule sous la mitraille de ta milice atiffée, et je dis touché !!!
Écrit par : modimo | 16.09.2005
Ce sera sobre. À vos larmes !
Écrit par : Coline | 18.09.2005
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