18.09.2005

 

Elle saigne des ongles, dans la lumière radieuse, j’ai cru en n’importe quoi du temps où nos maux s’enlaçaient dans la gloire. À l’entassement de lassitudes.
Vide.
Me revoilà, pétrie d’admiration, à mes débuts, face à leurs fadaises en fuites.
Vide.
Fausse prétentieuse ivre de ses vergognes, noyade dans laquelle elle empêtre ses pancartes d’indignations feintes, ses compliments échos qui lui tombent des lèvres comme de l’arrachage d’injures.
Vide.
Aligner sous barreaux ses regards langoureux d’aveugle hameçonnée.
Vide.
Ajuster ses bourreaux et la suite de la blancheur dégoulinante contre son crâne.
Vide.
À faire semblant.
Vide.
Semblant d’être.
Vide.
Ses rêves tempêtent. Le cauchemar affleure.
Vide.
Vivant pour la forme. Hypothèses hypocrites de ce qui auraient pu être.
Vide.
Crachant sur l’inconnu. Invalide du sauvage. Inerte de barbaries.
Vide.


Je suis le bâton dans les roues, celui qui se brise toujours, même si on ne l'eu pas cru, disait-elle.
Mais, à force, on l'sait.

15:20 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

Commentaires

Peur du vide... Page blanche, ventre creux, âme absente,je me penche un peu...

Écrit par : modimo | 18.09.2005

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