24.09.2005

Décomptoire dans le désemplissement.

J’ai enlacé des vides, rempli des échancrures, mis tous mes mots en fuite à force de parades.La gourde aurait triché de sa condition de cruche.
Mangé tous mes silences dans l’enfilade des journées à noyer, en barbelés contre nos cancanages sans t’rêve.
Avoir sauvé l’hospice sur la perte à langoure de mes fournaises dérisoires..
Tête-bêche, en encastre fuyante de nos mondes insalubres, gravé sur la muraille leurs regards aveugles zébrés de griffures plumitives.
En savourant l’attente, de l’abandon à l’outrance, ne pas avoir poussé le râle de la mourante.Dans les lits des enfants insages, s’être larmoyée le coeur en disgrâce de ricanements encaisse. D’euphories feintes, de joie politesse et de violences sa graisse.
Sur les visages des figures ivrognes, avoir creusé enclume, tracé mes incipit, traînassé sa carcasse, sombré dans l’oubli poussiéreux des fonds de tiroirs et craché ma mémoire en armement mouchoirs.
Reniflons mes pétreuses façons d’être.
J’ai chantonné le malaise sans s’avoir l’vrai ment. Et dans les chambres froides où nos crachats se perdent en glaçons d’infamnies, j’ai vieilli tout mon corps et son enchevêtrement.J’ai aimé des garçons sans brillance et des gamines brouillonnes, lassé les souliers de mes va nus pieds, murmuré dans parenthèse remontrance aux filles de la récré.
Avoir fumé l’avoir, approprié l’inconnu de sauvagerie. Lire le stylo en bouche question d’en prisoner les mots sur mes quadrillages lignés d’insomnies, horizons violets en guise de barreaux. Que rien n’s’échappe, ne se disperse, manque d’éparpille contre nos poumons bourreaux.
Mâchouiller l’innombrable de leurs souhaits carapacés de tendresse. Conserve d’indicible insondable.
Butin inassouvi de déplaisirs caniveau. J’ai prévu mon décès, secondé mes instants, planifié mes années.
Négligé la vermine du grisâtre des journaux. Empiffré paroles grasses, digéré calomnies d’abrutis, j’ai gavé toutes mes oies et chialé mon présent.
J’ai trinqué au passé, ivrogné à l’enfance. Prolongé le grand jeu, gérbé mes insomnies, décanté les allers sans retour, prêter des suites à l’étalage, préfacé mes terminaisons, décliné mes désirs sur les feux du sérieux. Artifices en bûché.
J’ai vécu au futur, le regard sur l’avant, un maintenant sans encombre embarrassé d’angoisse, de craintes échantillons, de larmes informulées.
J’ai écrit contre mes têtes tout le vrai.
Au papier mensonger, j’ai prêté l’étalage de mon incohérence, mes boulons mal accordés.Sur clavier, j’ai fait le conte de mes absences.
Illettrée du manque.
J’ai entassé l’erreur dans un coin de corbeille. J’ai rangé ma caboche à l’ordre alphabétique, orchestrés mes vaseuses démences à coups de grammaires mâles placées, casé ma folie fistolée.
J’ai hurlé ma fatigue. J’ai dit n’importe quoi. J’ai fixé l’indécence.

12:13 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook |

Commentaires

Indécence d'une absence... Comment excuser cette folie Coline...
bises

Écrit par : Lou | 03.10.2005

. Puisque tu sembles être la seule à passer encore par ici. :)
Disons que je me suis éparpillée. D'avoir dispercé mes antres à force de déménage.
Skyblog, c'est de la merde ! Voilà pourquoi je vais m'y échouer.

http://lesdemeurants.skyblog.com

Écrit par : Coline | 04.10.2005

Je n'y accède pas ... à cette échouage !!!
Et ça m'énerveuhhh

Écrit par : Lou | 26.10.2005

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