30.10.2005
J'ai de la fuite dans les idées.
La vilaine gamine usée. Dans son cercle pas bien rond. Une ligne droite qui revient au point de départ.
Les rêves rouillés dans la caboche, se disputant les premières places. Du grabuge.
De sales carambolages.
Je suis celle qui vit de travers. C’est d’avoir de quoi être.
De projets inertes qui tourbillonent en angle dans le ciboulot.
Le sarcasme en bouche, le compliment comme au lance pierre, la chieuse, tracassière à ses heures lésées.
Une fougère désséchée. Attelage de déplaisirs. Cariole de mal être. La charrue d’révoltes vaines.
Je voudrais Ecrire.
Je me contente de faire semblant.
M’approprier le sale espoir. J’écris sans écrire. Je m’oublie dans une fuite qui n’est pas la leurre. Un abandon des instants. Je ne virevolte entre les lignes. Je ne fabule plus dans le grisâtre. Je fais semblant. Je me procure de quoi être sur des feuilles solitudes qui s’échouent dans les corbeilles vides.
Je me dis que si je voulais, je pourrais.
Mais tout se résoud dans l’équation à inconnus. Je m’égards dans le chiffre. J’en perds la boule. J’écrirais l’histoire des gens. Des gens que je ne sais pas voir. Des gens à qui je ne sais pas parler. Des gens que j’entr’écoute à travers le brouillard. J’ai de la brume jusqu’aux idées.J’observe le vil certain de l’individu. Je trame la force sous des carapaces de malaises. La peau dur. Le blindage en défense.
La foulée, je m’enferme dans les sous-titres. Je me fourvoie à ne pas vouloir comprendre.Si je pourrais, je voudrais. Si je voulais, je pourrais.
On se perd dans des énigmes à suites.
Je suis la petite fille obstinée que je n’ai pas sue être au passé. Je rattrape le temps gagné sur les caprices de l’enfance. Les féroces envies d’infimes riens.
Je suis l’infirme par choix. La sourde, se noyant dans une solitude des silences. Celle qui ne tient pas les mots lorsqu’ils sortent de leurs bouches béantes.
La trame, celle qui ne sait suivre les intrigues. On éclipse la berne tout au travers des marges. Elle prend de la place, l’aérienne échouée dans un corps trop lourd. Le meuble en encombre.
Elle ne vivait pas du charnelle, elle tremblait des maux et crevait à leurs chevets.
C’était la grande audace que d’entrelasser des phrases à perpétuité.
L’aubaine. Notre dégingandée. La fille pas bien droite dans la banalité. La quête d’un essentiel.
Le sacrifice du sens, l’accompagnement en prime !
Idée à développer. Faute d’encre, je m’ancre dans un soupir. C’est le souffle qui manque. C’est le reste qui nous bouffe. L’éternelle affamée. La boulimique de eux, remplissant ses ventres de déshonneur. Que je sais. Il y a des choses à dire. Je n’ai pas le temps. Je n’ai plus le tant. Je suis lasse dans le désir.
Expressions fantaisistes.
16:49 Écrit par Coline | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Sourions, bavons, dégueulons mais surtout écrivons je t'avais pas encore trouvé ici, il me faudra du temps pour tout lire. Et je le trouverais. Merci, des coup de vent sur l'ame, merci, c'est formidablement beau. Les compliments c'est comme els fleurs quand c'est en bouquet c'est moin précieux. Alors je m'arrête là.
Écrit par : violette | 07.12.2005
Tartinons, meuglons, empiffrons, mais surtout griffouillons. Oh, non, ne lis pas tout, cette farfouille de pertes maquillées. J'aurais trop honte. Que le temps nous reste butin inachevé.
Bonsoir les paquerettes. Merci.
Écrit par : Coline | 10.12.2005
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